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Un plan filière dans les tuyaux

Didier Nury, vice-président de l’UFS et directeur de Top Semence : « Les jeunes agriculteurs sont de moins en moins intéressés par la production de maïs semences qui demande de la rigueur et du temps. » Photo : UFS

En Europe, les surfaces contractualisées pour la production de semences sont en berne. Le contexte économique en est la principale cause et des répercussions sont à prévoir pour les prochaines campagnes. La filière française tente de trouver du soutien auprès du nouveau Gouvernement.

La filière semencière déstabilisée par la guerre en Ukraine

« À date, on estime que 70% des semences de maïs et 75% des semences de tournesol ont pu être acheminées, mais rien ne garantit que les agriculteurs sur place seront en capacité de réaliser ces productions », indique Claude Tabel. Photo : pavlobaliukh

La Russie et l'Ukraine sont les deux premières destinations des semences françaises hors de l’Union européenne. L’UFS a tenu une conférence de presse le 14 avril dernier afin de faire le bilan des impacts actuels et à venir pour ses entreprises adhérentes.

Des semences pour moins de phyto

Le débat sur les NBT a progressé en comparaison de celui sur les OGM, selon Claude Tabel. Photo : motortion/Adobe stock

La recherche variétale est une des pistes stratégiques pour réduire l’emploi de produits phytosanitaires. Dans les années à venir, les semenciers devraient pouvoir proposer des innovations fortes aux agriculteurs, valorisant les connaissances obtenues récemment sur les principales espèces cultivées, détaille Claude Tabel, président de l’UFS.

Les entreprises semencières ont fait face à la crise malgré les difficultés

Les pertes liées à la crise sanitaire pourraient s'élever à 9 millions d'euros pour les entreprises de la filière semencière. CP : Romolo Tavani/Adobe Stock

L’Union française des semenciers a tenu un point presse ce 8 juillet 2020 pour évoquer les impacts de la crise sanitaire sur la filière semencière. De manière globale, Claude Tabel, le président, a indiqué que les entreprises se sont organisées et ont pu répondre présentes, même si le secteur floral, ornemental et gazon a souffert plus que les autres secteurs.

La décision du Conseil d’État fait polémique

Photo : Mickael/Adobe Stock

La décision prise le 7 février dernier par l’autorité administrative, enjoignant le Gouvernement français d’étendre la réglementation OGM aux semences végétales issues de mutagenèse, a provoqué un tollé chez de nombreuses organisations agricoles et agroalimentaires. Elles craignent notamment un coup d’arrêt porté à l’innovation variétale.

L’UFS déçue par la décision européenne

Les variétés tolérantes aux herbicides obtenues par mutagenèse ne sont pas considérées comme relevant de la directive OGM. CP : UFS

Dans un communiqué du 25 juillet, l’Union Française des semenciers (UFS) déplore la décision (C-528/16) que vient de communiquer la Cour de justice de l’Union européenne concernant les méthodes de sélection concernées ou pas par la directive OGM 2001/18/CE. Elle fait suite au recours déposé en 2015 par

L’union française des semenciers en AG

Jean Donnenwirth, Alain Sicard, Anne-Céline Contamine, Franck Berger et Elise Bourmeau. © A.Lavoisier/Pixel Image.

Ce 21 novembre, l’UFS tient son assemblée générale. L’occasion pour Élise Bourmeau, sa nouvelle directrice, de citer les bons résultats de ce secteur «méconnu, quand il n’est pas mal aimé» : la France est le 1er exportateur mondial de semences, le 1er producteur européen, et a participé à 47% du solde de la balance commerciale française en 2016.

Semer les nouvelles variétés, c'est rentable

En 2017, les surfaces de maïs grain ont baissé de 4%. ©Oticki/Fotolia

Même si la tendance d’achat des nouvelles variétés est à la baisse, le progrès génétique est encore et toujours sur la pente ascendante. L’écart de coût par rapport à une variété bas prix est compensé par un rendement de 14,6 q/ha supérieur. De quoi donner le sourire aux agriculteurs.