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Un outil sécurisé pour la vente des phyto

Les TC ne feront plus certaines choses comme la prise de commandes des intrants qui ne généraient pas de valeur ajoutée. L’un des objectifs d’aladin est de simplifier leur quotidien. Photo : aladin

InVivo a de grandes ambitions pour sa plateforme aladin.farm : une couverture territoriale de 100 000 agriculteurs d’ici un an. Mais quels sont les avantages pour les coopératives et leurs filiales d’être partenaires ? Le digital est un canal supplémentaire afin de commercialiser l’offre du distributeur. L’un des arguments mis en avant est le gain de temps dans le quotidien du technico-commercial. Ainsi, il pourra se consacrer davantage à l’accompagnement des agriculteurs.

Le choix de la vente des produits phyto

Bernard Goudy, président des Ets Goudy : « Il est difficile de se passer de la vente de phyto. La marge sur ces produits est nécessaire pour conserver le modèle social et économique de l’entreprise. » Photo : DR

L’entreprise de négoce Ets Goudy a choisi de poursuivre la vente de produits phytosanitaires de synthèse, renonçant ainsi au conseil et au service aux agriculteurs à compter de 2021. Pour son dirigeant, Bernard Goudy, la préoccupation du moment est de savoir comment délivrer le conseil aux clients.

Zoom sur 40 années dans la distribution agricole

« Si les distributeurs sont coupés du conseil spécifique et des données qu’il engendre, ils seront privés d’informations utiles », indique Gilles Dartois, directeur des ventes marché protection des plantes et semences au réseau Impaact. Photo : DR

« Réussir en faisant réussir les clients », tel était le leitmotiv de Gilles Dartois durant les 40 années où il a travaillé. Depuis le 31 mars, il est en retraite, mais il a quelques projets en tête : monter son activité de consultant apporteur d’affaires et défendre le métier. Retour sur ses 40 années passées dans le monde de la distribution agricole.

Conseil d'État : en attente de la décision sur le fond

Selon le collectif de maires antipesticides, les distances décidées par les ministères concernés méconnaissent le droit de l’Union européenne. CP : interludephoto/Adobe Stock.

Dans une décision rendue le 14 février, le Conseil d’État, statuant sur référé, a décidé de ne pas suspendre le décret et l’arrêté fixant des distances minimales de sécurité de 5, 10 et 20 mètres pour l’épandage des pesticides. La juridiction se prononcera sur le fond dans les prochains mois.

Renforcement de la protection des riverains par une instruction

L’objectif de l’instruction est d’apporter un cadre réglementaire stabilisé localement, notamment concernant les distances minimales applicables dans un délai compatible avec les premiers traitements en 2020. CP : Sainte-Laudy/Adobe Stock.

Une instruction publiée le 11 février dernier rappelle les mesures de renforcement de la protection des riverains susceptibles d’être exposés aux produits phytopharmaceutiques, notamment par la loi EGA du 30 octobre 2018 et par deux règlements de fin 2019.

L’écologie est désormais au même niveau que la liberté d’entreprendre

Le Conseil constitutionnel a déclaré conforme à la Constitution une disposition de la loi EGA qui prévoit l’interdiction, en France, de la production et de l’exportation de certains pesticides. CP : UlyssePixel/Adobe Stock.

Dans une décision rendue sur question prioritaire de constitutionnalité vendredi 31 janvier, le Conseil constitutionnel a déclaré conforme à la Constitution une disposition de la loi EGA qui prévoit l’interdiction, en France, de la production et de l’exportation de certains pesticides.

« Les coopératives doivent retrouver de la valeur sur les conseils »

Selon Dominique Chargé, le retard pris dans la publication de l’exécution du dispositif de la séparation de la vente et du conseil est un vrai handicap à faciliter une décision parfaitement sécurisée. CP : DR

Lors de la conférence de presse de La Coopération Agricole ce 15 janvier, Dominique Chargé, son président, est revenu sur le sujet du moment : la séparation de la vente et du conseil des produits phyto. Le président n’a pas de visibilité sur le calendrier. Rappelons que les textes d’exécution devaient sortir rapidement après la publication de l’ordonnance (25/04/2019).

Le tribunal administratif de Cergy prend-il un chemin différent ?

Pour l’heure, on ne sait donc pas si les arrêtés en question sont légaux ou non. Photo : monregard/Adobe Stock.

Contrairement à ce que l'on peut lire dans la presse généraliste, les arrêtés municipaux de Sceaux et de Gennevilliers interdisant l’utilisation de pesticides et de glyphosate n’ont pas été validés par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. L’affaire n’est qu’à son début.

L’ordonnance en détail

Le conseil stratégique doit être fondé sur « un diagnostic comportant une analyse des spécificités pédo-climatiques, sanitaires et environnementales des espaces concernés ». CP : C. Milou/Pixel6TM

L’ordonnance relative à l'indépendance des activités de conseil à l'utilisation des produits phytopharmaceutiques et au dispositif de certificats d'économie de produits phytopharmaceutiques a été publiée au Journal officiel le 25 avril 2019. Elle impose une séparation capitalistique des structures.

Un déploiement variable chez les distributeurs

SC Trace tarde à se déployer pour les produits phyto, la participation des distributeurs est mitigée. CP : Siwakorn

La traçabilité des produits phyto se met en place avec SC Trace, et toute la chaîne logistique est impactée. Bien que la majorité des fournisseurs ait déjà apposé les codes 2D Datamatrix sur leurs produits, les distributeurs déploient SC Trace mais sont à des niveaux différents d’avancement.

La profession face aux attentes sociétales

 « Avec la séparation vente/conseil, il y a les risques d’entraîner une dégradation du recours au conseil, et d’assister à une montée en puissance du e-commerce et des solutions low-cost, sans reprise des produits inutilisés lors des campagnes, et donc une hausse des doses », insiste Damien Mathon, délégué général de la FNA. CP : FC2A

« Être vigilant sur le conseil indépendant »

« Il ne faudrait pas que des conseillers indépendants y voient une manne financière et réalisent des préconisations contraires aux attentes du marché », indique Christophe Grison. Photo : Valfrance

Christophe Grison, vice-président de Coop de France métiers du grain donne l’avis de Coop de France sur la séparation de l’activité de conseil et l’activité de vente des produits phyto (article 15 de la loi « Alimentation ») et sur l’interdiction des remises, rabais et ristournes sur les produits phyto (article 14).