carbone

Décarboner les grandes cultures : quelle rentabilité dans le Grand Est ?

Leviers mobilisés au sein des 10 exploitations ayant les projets de transition les plus efficaces pour améliorer leur bilan carbone. Photo : Terrasolis, synthèse projet CarbonThink

Une centaine de fermes céréalières du Grand Est ont bénéficié de diagnostics carbone, analysés par le projet CarbonThink. Trois années de travaux ont permis de chiffrer le bilan carbone initial moyen, d’établir le potentiel de réduction d’émissions et de réfléchir à la valorisation économique possible des pratiques bas carbone.

Changer la donne avec l’hydrogène

Jean Foyer : « Il faut remettre les terres au service de l’énergie. » Photo : Émilie Bouchet

L’hydrogène est devenu en quelques années un axe prioritaire des investissements étatiques pour répondre aux défis de la transition énergétique. Il pourrait devenir le nouveau pétrole des décennies à venir. Plongée avec le plus petit des atomes mais aussi le plus abondant sur terre et dans l’univers.

Le saviez-vous ? L’hydrogène est le plus petit et le plus simple des éléments répertoriés dans le fameux tableau de Mendeleïev. C’est aussi le plus abondant sur terre et dans l’univers. « Mais sa particularité, explique Jean Foyer, président-fondateur de Qairos Energies, c’est qu’il ne peut pas exister seul. Contrairement à des atomes de carbone ou de fer, il doit toujours être associé, c’est la raison pour laquelle on parle toujours de dihydrogène H2. Et c’est d’ailleurs sous cette forme qu’il est exploitable d’un point de vue énergétique. Sur terre, on le trouve essentiellement sous forme combinée à l’oxygène (H2O) et au carbone (CH4). Certes il existe à l’état naturel (H2), dans la croûte terrestre notamment, mais ces sources sont complexes à investiguer. » L’hydrogène n’est pas une source d’énergie à proprement parler, mais un vecteur. C’est en cassant la liaison de deux atomes d’hydrogène qu’on libère une grande quantité d’énergie. Le rendement énergétique est d’ailleurs beaucoup plus intéressant que celui de l’essence. Et c’est bien pour ce potentiel que l’hydrogène est envisagé comme le nouveau pétrole.

Extraire l’hydrogène en déconstruisant les liaisons

Mais pour exploiter son pouvoir énergétique, il faut être capable de l’extraire. Aujourd’hui, il est produit à 99 % grâce à des ressources hydrocarbures comme le charbon, le pétrole et le méthane (CH4).

EMC2 vise 15 % d’économies d’électricité

Parmi ses missions, Emmanuelle Schifano souhaite créer une dynamique autour des bonnes pratiques au quotidien. Photo : EMC2

En travaillant sur les postes les plus énergivores et sur les bonnes pratiques, EMC2 espère diminuer sa consommation énergétique. Embauchée l’automne dernier, Emmanuelle Schifano est chargée d’orchestrer les efforts de tous.

Les coopératives intègrent la RSE dans leurs orientations stratégiques

Champ de tournesols. Photo : E. Bordon

La Coopération agricole présente son premier Panorama de la responsabilité sociétale des entreprises des métiers du grain. Le but : proposer un instantané des initiatives et actions RSE déjà déployées par les adhérents de ce secteur économique. Et montrer la route pour la suite.

Be Api : atteindre 300 000 ha en 2023

Deux nouvelles structures ont rejoint le réseau be Api : la Coopérative de Creully et le groupe Soufflet Agriculture. Photo : be Api

Be Api va redéfinir un nouveau projet stratégique à cinq ans afin de faire de l’agroécologie de précision un outil clé de la transition agroécologique. Be Api espère l’arrivée de nouveaux actionnaires autres que la distribution agricole.

Pourquoi s’intéresser au carbone ?

Demain on pourrait imaginer que la coopérative ou le négoce soit apporteur d’affaires en allant chercher des acheteurs de crédits carbone sur son territoire afin de financer la transition de ses agriculteurs. Photo : Bernard 63/Adobe Stock

Le sujet du carbone est un nouveau marché qui s’ouvre aux agriculteurs. Ceux-ci pourront être payés pour du carbone stocké

« Changer les valeurs autour du carbone »

Antoine Pissier, président de la FNA et vice-président FC2A, lors du colloque à Tours, le 3 décembre 2021. Photo : O.Lévêque/Pixel6TM

Pour son colloque annuel du 3 décembre dernier à Tours, le premier organisé en délocalisé, la FC2A avait mis le sujet du carbone au cœur des échanges. Forte de 7 fédérations d’entreprises, et peut-être bientôt davantage, « nous espérons accueillir le SNIA en 2022 », a évoqué en introduction Antoine Pis