carbone

Be Api : atteindre 300 000 ha en 2023

Deux nouvelles structures ont rejoint le réseau be Api : la Coopérative de Creully et le groupe Soufflet Agriculture. Photo : be Api

Be Api va redéfinir un nouveau projet stratégique à cinq ans afin de faire de l’agroécologie de précision un outil clé de la transition agroécologique. Be Api espère l’arrivée de nouveaux actionnaires autres que la distribution agricole.

Pourquoi s’intéresser au carbone ?

Demain on pourrait imaginer que la coopérative ou le négoce soit apporteur d’affaires en allant chercher des acheteurs de crédits carbone sur son territoire afin de financer la transition de ses agriculteurs. Photo : Bernard 63/Adobe Stock

Le sujet du carbone est un nouveau marché qui s’ouvre aux agriculteurs. Ceux-ci pourront être payés pour du carbone stocké

« Changer les valeurs autour du carbone »

Antoine Pissier, président de la FNA et vice-président FC2A, lors du colloque à Tours, le 3 décembre 2021. Photo : O.Lévêque/Pixel6TM

Pour son colloque annuel du 3 décembre dernier à Tours, le premier organisé en délocalisé, la FC2A avait mis le sujet du carbone au cœur des échanges. Forte de 7 fédérations d’entreprises, et peut-être bientôt davantage, « nous espérons accueillir le SNIA en 2022 », a évoqué en introduction Antoine Pis

Le numérique pour formaliser les services environnementaux

La notion de services environnementaux est large. Ils peuvent être en lien avec le marché du carbone, avec des haies à implanter, ils peuvent concerner la lutte contre l’érosion des côtes maritimes, protéger les ressources en eau et la biodiversité...

Le partenariat entre Agdatahub, Orange business services et Suez a pour objectif de contribuer à structurer le marché des services environnementaux : fournir des outils pour valoriser les pratiques des agriculteurs. Les coopératives, les négoces et les chambres d’agriculture sont légitimes pour accompagner les agriculteurs dans ces démarches.

Qu’est-ce que la notion d’additionnalité ?

Sur le marché carbone en développement, n’entre en jeu que le carbone stocké ou non émis, qui n’aurait pas été pris en compte sans la construction de ce marché. C’est la notion d’additionnalité…

 

L’agriculture, une partie de la solution

La couverture du sol entre deux cultures est le principal levier d’action pour stocker du carbone dans les sols supportant des cultures annuelles. © Claire Chenu

L’initiative 4 pour 1000, menée par l’Inrae, a remis l’église au milieu du village en replaçant l’agriculture à sa juste place dans l’objectif national de neutralité carbone. C’est-à-dire comme étant une partie non négligeable de la solution.

 

Le carbone, un marché très politique

Les entreprises fortement émettrices de GES (gaz à effet de serre) achètent des quotas d’émission à des entreprises bénéficiaires d’un quota supérieur à leurs émissions, parce qu’elles auront mis en place des mesures plus sobres. © Nicolas Jardimage/adobe stock

Depuis 2005, il existe un système d’échange communautaire de quotas carbone pour les entreprises les plus polluantes. Un marché qui a révélé quelques failles et qui peine à montrer réellement son efficacité. Toutefois, il a le mérite d’ouvrir la voie et ne demande qu’à s’améliorer.