Vivescia

La performance opérationnelle du groupe se redresse et s’établit à 150 M€

Olivier Miaux, directeur général de Vivescia Industries, et Jean-Luc Jonet, directeur général de la coopérative et de ses filiales agricoles. Photos : Vivescia
Olivier Miaux, directeur général de Vivescia Industries, et Jean-Luc Jonet, directeur général de la coopérative et de ses filiales agricoles. Photos : Vivescia

Sur l’exercice 2020-2021, le périmètre de Vivescia Industries (boulangerie surgelée-meunerie-malterie), qui représente près de 90% des activités de transformation et 60% du chiffre d’affaires du groupe Vivescia, a été particulièrement impacté par la crise sanitaire.

Le chiffre d’affaires du groupe est en baisse de 2,8 % pour s’établir à 3,1 milliards d’euros. L’EBITDA progresse de 25% et atteint 150 M€.

« L’ensemble des plans de transformation, conduits depuis deux ans par nos équipes avec exigence et engagement, commencent à porter leurs fruits : la performance opérationnelle du groupe se redresse ainsi significativement pour s’établir à 150 millions d’euros, en progression de 25% par rapport à celle de l’exercice précédent », indique Vivescia.

Ce sont 140 M€ qui ont été investis ou sont en cours d'investissement.

Un EBITDA de 25 M€ pour Vivescia Agriculture

Vivescia Agriculture affiche une performance économique en léger repli, avec un EBITDA à 25 M€. L’exercice de la coopérative, qui représente 80 % du chiffre d’affaires, a été en effet pénalisé par les effets des conditions climatiques de l’été 2020.

« L’exercice de la coopérative a été impacté par une baisse de la collecte des grains de plus de 10 %, détaille Jean-Luc Jonet, directeur général de la coopérative et de ses filiales agricoles. Nous avons poursuivi nos plans d’excellence opérationnelle conduisant à une nouvelle baisse de nos charges d’exploitation, ce qui porte l’effort à près 12 millions d’euros sur les deux dernières années. La performance vis-à-vis des agriculteurs-coopérateurs a été correcte sur le triptyque prix-produits et services. Nous devons progresser encore et toujours pour être au rendez-vous de la performance attendue par l’ensemble de notre sociétariat, et aussi accompagner les mutations profondes qui sont à l’œuvre en matière de transition agroécologique et bas carbone. »

Mais les chantiers de transformation logistique engagés et ceux entrepris dans le cadre du projet d’entreprise Ma Coop 2025 commencent à porter leurs premiers résultats. Ce projet stratégique permet de répondre aux fortes mutations du monde agricole comme aux attentes de ses clients : accélération des démarches filières, nouveaux schémas logistiques, construction d’un nouveau modèle de proximité et d’accompagnement des agriculteurs-coopérateurs pour tenir compte de la diversité des agricultures et de projets entrepreneuriaux (nouveaux services comme Agri-Services, livraisons à la ferme, digitalisation), innovation agronomique pour accompagner les transitions vers une agriculture bas-carbone et favorable à la biodiversité.

Des résultats en progression pour Vivescia Industries

Vivescia Industries s’engage de nouveau sur la voie d’une croissance durable et rentable avec une première étape de redressement franchie.

« Les résultats sont clairement en progression chez Vivescia Industries, explique Olivier Miaux, directeur général de Vivescia Industries. Ils sont supérieurs à ceux enregistrés avant la pandémie. Les plans d’action robustes, que nous avons élaborés et déployés depuis près de deux ans, contribuent au fort redressement des performances économiques. C’est une première nouvelle étape, un premier succès. Portée par la sortie progressive des différents confinements en fin d’exercice, la croissance organique de notre chiffre d’affaires s’est élevée à 66 millions euros. L’EBITDA de Vivescia Industries enregistre un net rebond, à 126 millions d’euros (soit + 38 millions d'€ par rapport à l’exercice précédent). Notre dette est en recul et parfaitement sous contrôle, de même qu’à l’échelle du groupe. »

L’activité de boulangerie, viennoiserie et pâtisserie Délifrance a su tirer profit des plans d’amélioration de ses opérations. Elle a dégagé une performance économique en fort rebond et à un niveau même supérieur à celui enregistré avant l’arrivée de cette crise sanitaire. Sur le marché de la meunerie, également éprouvé en France, les performances des Grands Moulins de Paris progressent également grâce aux plans d’excellence déployés, et Francine renforce ses positions. Grâce à son positionnement très international, Malteurop a su bénéficier de la reprise du marché mondial de la bière en 2021 sur de nombreuses zones géographiques, même si celui-ci reste globalement en léger recul, en particulier en Europe de l’Ouest, par rapport à l’avant-crise sanitaire. Néalia a poursuivi son développement sur les segments de marché les plus porteurs de la nutrition animale. Kalizea, l'activité maïserie, a résisté dans un contexte de marché globalement complexe, avec une disponibilité maïs rare. Et ARD, l’activité de biotechnologies et R&D, a poursuivi un développement énergique et solide.

L’exercice 2021-2022 est marqué, pour ses activités de transformation, par un très fort renchérissement de l’énergie, des emballages, du transport, des matières premières ainsi que par des moissons de qualité inégale et globalement décevantes au niveau mondial.

« Face à ces aléas, et fort de sa dynamique retrouvée, le groupe reste déterminé à poursuivre sa trajectoire de croissance rentable et à renforcer ses positions sur chacun de ses métiers, tout en accélérant son engagement sociétal et environnemental et sa contribution à la lutte contre le changement climatique », indique Vivescia.