Valorex

Trois nouvelles usines en 2014

Valorex se développe au Sud et à l’Est de la France, mais aussi à l’étranger, détaillent Pierre Weill, président de Valorex, Béatrice Dupont, directrice du développement et Stéphane Deleau, directeur.
O.Lévêque/Pixel Image

Avec trois nouveaux sites de production en 2014, Valorex pourra désormais compter sur six usines françaises produisant 131000 tonnes d’aliments par an, pour satisfaire une demande toujours croissante en nutrition animale riche en protéines et oméga 3. Et le déploiement industriel ne s’arrête pas là : des projets sont en cours de discussion, notamment au nord de la Seine et avec la coopérative Dijon Céréales qui souhaite profiter des contrats proposés par Valorex pour diversifier ses têtes de rotation avec le lin ou la féverole.

Premier site historique de production : l’usine de Combourtillé (Ille-et-Vilaine), siège de la société depuis 20 ans, qui produit annuellement 100000 tonnes d’aliments extrudés, à 90% pour le marché français et 10% à l’export. Si une partie est vendue aux éleveurs situés dans un rayon de 150 km, la majorité de la production sous forme de noyaux protéiques est achetée par 80% des fabricants français d’aliments du bétail. Il y a ensuite l’unité de production d’Inzo, établie à Argentan (61), qui produit depuis 2005 des aliments extrudés pour Valorex, essentiellement de la gamme Rumi*, pour 7000 t par an. Depuis 2006, l’entreprise Feedex (35) située à une douzaine de kilomètres de Combourtillé appartient à Valorex et produit annuellement 10000 t d’aliments certifiés agriculture biologique.

Déploiement au Sud et à l’Est

Avec ses trois nouveaux sites de production, Valorex étend son périmètre d’action en s’appuyant sur des partenaires locaux.

Nous ne cherchons pas à construire de nouvelles usines, ni à sauver des fabricants d’aliments en faillite, mais à nous appuyer sur des partenaires historiques qui ont cru en nous. Ensemble, nous développons des lignes de production d’aliments extrudés en mettant en œuvre notre technologie  », détaille Pierre Weill, président de la société.

À Ingrandes-sur-Vienne au nord de Poitiers (86), l’usine Ékoranda a démarré début 2014, sous l’actionnariat de Terrena (51%), Valorex (25%) et Sofiprotéol (24%), produisant 15000 tonnes d’aliments par an à partir de lin, lupin, féverole et soja, dont deux tiers sont vendus à Terrena et un tiers aux fabricants d’aliments.

Près de Rodez, l’entreprise de production Melila débutera début novembre sa production d’aliment sous licence Valorex. Les 10000 tonnes produites par an seront commercialisées par Valorex et Valosud, filiale de Valorex dans le sud de la France. Enfin, l’entreprise « Moulin d’Avannes » dirigée par Chays Frères près de Besançon produira dès la fin 2014 des aliments extrudés, avec une estimation là encore fixée à 10000 t/an. Sur ces trois nouveaux sites, la production sera destinée à 90 voire 100% aux ruminants, au travers de différentes gammes Tradi*, Opti*, Rumi* et Proti*, détaille Béatrice Dupont, directrice du développement.

Bientôt l’Asie

Outre ces trois nouvelles usines françaises, deux sites utilisent déjà les licences de thermo-extrusion Valorex en Allemagne (Agrosom : 10000 t) et en Suisse (Trinova : 4000 t). Un potentiel de développement futur est à prévoir en Asie, notamment Japon, Corée et Taiwan qui importent des noyaux protéiques et semblent très intéressés par la technologie Valorex, d’après Stéphane Deleau, directeur de Valorex. Si l’entreprise prévoit un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros pour 2013-2014, le déploiement industriel en alimentation animale, l’offre nouvelle de services comme Visiolait pour le pilotage des rations, et le développement en nutrition humaine, devrait permettre une hausse de ce chiffre de 20 à 25% pour 2016.