Syrpa

Quelles tendances pour la communication en agriculture ?

Ce 24 mai, près d’une centaine de communicants se sont réunis à Paris à la Cité du Siècle vert afin d’assister à la restitution des résultats de l’Observatoire des métiers de la Communication. Photo : Syrpa
Ce 24 mai, près d'une centaine de communicants se sont réunis à Paris à la Cité du Siècle vert afin d'assister à la restitution des résultats de l'Observatoire des métiers de la Communication. Photo : Syrpa

Le Syrpa, réseau des agri-communicants, a publié les résultats de sa 6e enquête menée par son Observatoire des métiers de la communication agricoles et agroalimentaires, avec les grandes tendances suivantes pour 2018 :

  • la proportion hommes-femmes atteint une parfaite parité (49% de communicantes contre 43% en 2013) qui se confirme dans les salaires chez les moins de 40 ans. Mais au-delà, et plus particulièrement en province, les écarts sont encore très marqués même s’ils ont tendance à se résorber dans le temps. Aujourd’hui, la différence de revenu brut annuel moyen entre communicants hommes-femmes reste encore de 15 000 euros ;
  • le léger recul des formations initiales d’ingénieurs agricoles (-5%) au profit des formations en communication ou autres (école de commerce…). La baisse importante des formations continues (-16%), sauf dans les grandes structures, peut s’expliquer par un meilleur niveau de spécialisation des communicants ;
  • la communication externe reste prioritaire et principalement orientée vers les clients / adhérents, encore assez peu vers le grand public. Elle s’accompagne d’une montée en puissance des communications internes et managériales : prise de conscience de la position centrale des collaborateurs dans le dispositif de communication de l’entreprise ;
  • la progression sensible des actions consacrées au digital / réseaux sociaux et au lobbying / influence afin de mieux maîtriser la réputation de l’entreprise ;
  • le court terme l’emporte sur la stratégie : en complément des incontournables relations presse et activités événementielles, digital « oblige », les actions de nature réactive progressent (réseaux sociaux, crise, gestion agence) au détriment de la réflexion à moyen ou long terme (stratégie, rédaction, management). 48% des répondants n’ont toujours pas de plan de communication formalisé, en particulier au sein des petites structures ;
  • la reconnaissance en interne de la fonction communication au sein de l’entreprise et la fierté d’exercer son métier dans l’univers agri/agro : un turnover (17%) inférieur à celui observé dans les autres secteurs. Les répondants voient majoritairement l’avenir de leur carrière dans la communication et pensent que des opportunités d’évolutions peuvent se présenter dans des postes de marketing voire de direction.