Orges : une année des plus précoces

La 16e édition du colloque sur les orges brassicoles a été l’occasion pour Luc Pelce, animateur de la filière orges brassicoles au sein d'Arvalis – Institut du végétal, de présenter l’état d’avancement des orges d’hiver et de printemps à la mi-avril :

Une chose est sûre, l’année 2014 sera l’une des plus précoces. À Auxerre, la récolte des orges d’hiver pourrait survenir dès le 15 juin tandis que les premières orges de printemps seraient moissonnées aux alentours du 20 juillet dans la Marne… Cette précocité a un avantage. Elle permettrait d’éviter la période propice à l’échaudage des orges d’hiver et de printemps, ce qui est un point positif pour le PMG et le calibrage de la récolte.

Au contraire, les températures fraîches de ces derniers jours sont susceptibles d’impacter la floraison des orges d’hiver, de réduire le nombre de fleurs et donc de grains. Aussi, le déficit pluviométrique depuis la mi-mars empêche la culture de valoriser l’azote apporté. Si ce facteur peut jouer négativement sur le peuplement, c’est à double tranchant pour la teneur en protéines de la culture. Le constat est sensiblement le même pour les orges de printemps. Le manque de pluie risque de pénaliser la mise en place des talles et l’absorption de l’azote par les plantes. Or, le rendement de l’orge de printemps est très dépendant du nombre d’épis par mètre carré.

Il est encore trop tôt pour assurer que la récolte sera mauvaise pour les orges brassicoles. Cependant, l’absence de pluie dans les dix prochains jours pourrait sceller le potentiel tant au niveau du rendement que des protéines.