Négociations commerciales: LCA s’inquiète des conséquences de la guerre

A 48h de la date butoir des négociations commerciales annuelles et dans un contexte de guerre en Ukraine, La Coopération Agricole alerte sur l’aggravation de la situation économique de l’ensemble des filières agricoles et alimentaires.

A un contexte inflationniste sur les marchés de matières premières agricoles et d’énergies, LCA rappelle que ce conflit provoque déjà :

  • De nouvelles tensions sur les marchés céréaliers, puisque la Russie et l’Ukraine représentent à elles deux 16% de la production mondiale de blé et que l’Ukraine représente 63% de la vente de maïs en Europe ;
  • D’importantes perturbations sur les marchés des oléagineux, puisque l’Ukraine représente notamment 85% de la commercialisation européenne d’huile de tournesol et 55% de celle du colza ;
  • De très grandes inquiétudes concernant le marché du gaz et par extension celui des engrais, puisque la Russie fournit près de 40% des ressources européennes.

 

La Coopération Agricole demande ainsi aux distributeurs que les modalités des clauses de révision, en matière de temporalité et de seuils, permettent une véritable adaptation à la volatilité des cours des marchés.

Comme l’a déclaré Dominique Chargé, président de LCA :

Crise sanitaire du Covid-19, multiplication des dérèglements climatiques et, aujourd’hui, situation de guerre en Europe : agriculteurs et coopératives sont à l’asphyxie ! Face à une inflation multifactorielle record du prix des matières premières agricoles et de l’énergie, il est urgent d’agir dans le cadre de ces négociations commerciales pour l’avenir de l’ensemble des filières dont la continuité des activités peut être menacée.