Lur Berri

Le groupe poursuit son adaptation et consolide ses filières

L’assemblée générale de Lur Berri s’est déroulée le 6 décembre dernier.
Olivier Gémin, directeur général de Lur Berri (à gauche), et Sauveur Urrutiaguer, président de Lur Berri. CP : Lur Berri.

Face aux mutations et aux pressions diverses, le groupe coopératif Lur Berri poursuit son adaptation, notamment en production végétale, et consolide ses filières.

Le chiffre d’affaires consolidé du groupe Lur Berri annoncé lors de l’assemblée générale du 6 décembre est de 1,459 milliards en 2018-2019. Face aux mutations et aux pressions diverses, Lur Berri a repensé son modèle de distribution agricole : réorganiser la distribution de l'agrofourniture dans les dépôts, déployer une nouvelle organisation logistique par des livraisons express sur l’ensemble de la zone pour offrir un service de qualité tout en optimisant les stocks, et développer des services dédiés aux agriculteurs (services téléphoniques spécifiques avec experts techniques, outil digitalisé et sécurisé grâce à l’Intranet ExtraBerri). Parallèlement, les adhérents bénéficient aussi des services et des outils digitaux de sa filiale Elemen’TER Conseils.

Le partenariat étroit entre Lur Berri et le semencier Corteva Agriscience s’est illustré par la mise en marché des semences Corteva via la marque LBS Seeds en France et au Benelux.

Premières semences bio en maïs

Les surfaces de semences de maïs ont augmenté en 2018 de 7 %, et les volumes récoltés ont été dépassés de 106 %. Le groupe a investi 350 000 euros dans une table densimétrique afin d’optimiser la qualité germinative et la pureté physique des lots traités. Les premières semences de maïs bio ont été cultivées sur 129 ha.  

 En légumes, la récolte 2018 a été satisfaisante et les contrats de ventes en surgelés au niveau international avec l’Espagnol Congelados de Navarra ont été dynamiques, selon le communiqué. Les premiers haricots gousses bio ont été cultivés sur 20 ha.

Les 14 magasins libre-service agricole et jardineries Gamm vert ont réalisé un chiffre d’affaires en progression et ont amélioré leur gestion des stocks.

Le succès du concept de magasins bicéphales regroupant les enseignes Gamm vert & Mr. Bricolage sous le même toit n’est plus à démontrer, spécifie le communiqué.  

La production de palmipèdes revenue à un niveau normal

Lur Berri a investi massivement et a conforté ses méthodes de biosécurité pour sa filière palmipèdes et canards. La production de palmipèdes est revenue à un niveau normal, sans atteindre celui d’avant-crise influenza aviaire. La reprise de l’activité palmipèdes par Palmitou Ouest (amont de la société Alain François), en Loire-Atlantique, a permis d’augmenter significativement les volumes, de l’ordre de 850 000 canards. La filière poulets est en développement grâce au partenariat établi avec l’abattoir du Groupe LDC situé à Bazas, en Gironde.

La filière bovine fait face aux tensions du marché. Les gammes sous signes de qualité ou en démarche locale (bœuf majesté label Rouge, bœuf excellence label Rouge) tirent toujours leur épingle du jeu, avec une demande renforcée par la restauration collective.

La production de porcs fermiers élevés en plein air progresse de 3 %, tandis que celle de porcs standards se maintient. Le développement de produits premium tel que le porc Duroc, déjà mis en place en porc fermier, a doublé en volume.

Les volumes d’agneaux de lait sont en augmentation, tandis que ceux en agneaux lourds et en brebis de réforme restent stables. Une dizaine d’éleveurs s’est lancée en élevage bio. Le communiqué précise : «  La filière doit à présent se structurer. »

Des filières en développement 

Labeyrie Fine Foods a réalisé un chiffre d’affaires de 1,1 milliard d’euros, soit + 2,92 % sur ce dernier exercice. Selon le communiqué, 

Le rachat de la société Alain François, spécialisée en RHF, a également permis à Labeyrie Fine Foods d’accroître son leadership sur le foie gras. Par ailleurs, la marque Labeyrie est numéro un en foie gras et en saumon fumé sur le territoire français.

Le chiffre d’affaires d’Arcadie Sud-Ouest progresse de 2,6 %. Fortement impacté par la baisse des prix des cuirs bovins et par la faiblesse structurelle de la consommation en produits carnés, le groupe Arcadie Sud-Ouest a entrepris une restructuration de ses outils et de son organisation commerciale avec l’appui de ses coopératives actionnaires.

 Lur Berri a investi 795 000 euros dans le financement de différentes aides pour les jeunes agriculteurs, comme les installations et un parcours de formation spécifique appelé Atout Jeune. Ce dernier permet aux jeunes de s’informer, de se former et de s’ouvrir à de nouveaux univers pour bâtir un projet solide de développement de leur activité professionnelle.

Aussi, afin de renforcer cette action, Lur Berri et Labeyrie Fine Foods (qui entretiennent une relation historique) ont décidé de créer dès janvier 2020 une société d’économie sociale et solidaire. Ce projet permettra aux jeunes agriculteurs du Sud-Ouest de s’installer et de vivre durablement de leur métier sur leur territoire.