Intrants et fertilisants organiques

Colloque Afaïa : créer des ponts entre acteurs de formation et entreprises

Dans le secteur des intrants et des fertilisants organiques, beaucoup trop de postes sont non pourvus et il y a notamment un besoin important de recruter des métiers « terrain ». Photo : Afaïa
Dans le secteur des intrants et des fertilisants organiques, beaucoup trop de postes sont non pourvus et il y a notamment un besoin important de recruter des métiers « terrain ». Photo : Afaïa

Le colloque « Engagé.e.s pour mieux cultiver » organisé par Afaïa le 15 novembre dernier à Paris a rassemblé près de 160 participants. Les difficultés de recrutement et la nouvelle réglementation ont notamment été abordées lors des tables rondes.

Le colloque de l’Afaïa, qui s’est déroulé le 15 novembre, a abordé la question de la formation et du recrutement dans le secteur des intrants et des fertilisants organiques. Les professionnels industriels et distributeurs ont un grand besoin de nouveaux talents et de nouvelles compétences pour faire face aux enjeux du secteur : prise en compte des nouvelles typologies de produits, des itinéraires culturaux, considération sol/plante dans son ensemble, enjeux environnementaux… Mais, dans le secteur, beaucoup trop de postes sont non pourvus et il y a notamment un besoin important de recruter des métiers « terrain ». La nécessité de prioriser la formation pour tous a été mise en avant, tout comme la création de ponts entre les acteurs de formation et les entreprises pour la mise en place de projets collaboratifs, tels que le Campus Afaïa.

De nouvelles réglementations françaises et européennes

Un autre point évoqué lors de ce colloque est le changement de réglementation. Le règlement européen 2019/1009, qui vise à harmoniser la mise en marché des fertilisants et des biostimulants, est entré en vigueur en Europe depuis le 16 juillet 2022. Il remplace le règlement CE 2003/2003 qui prenait en compte seulement une partie des matières fertilisantes.

« Si l’initiative est bonne, à ce jour, il manque encore des éléments essentiels, dont la liste de sous-produits animaux, ce qui rend le règlement inapplicable pour les fertilisants issus de ces matières », indique l’Afaïa.

Dans le même temps, le « socle commun » d’innocuité des matières fertilisantes est une nouvelle réglementation française en cours de rédaction qui viendra modifier le Code rural pour créer des catégories de matières fertilisantes (A1, A2 et B) et apporter des règles concernant l’efficacité, l’innocuité, la traçabilité et l’utilisation de chaque catégorie de matières fertilisantes.

« Il devrait s’appliquer en plus des réglementations actuellement en vigueur, mais à ce jour, les pouvoirs publics n’ont pas su donner de calendrier précis quant à la mise en œuvre, ce qui constitue une incertitude supplémentaire pour l’ensemble du secteur », évoque l’Afaïa.