EPI : « performance » ne rime pas avec « confort »

L’Anses s’est autosaisie afin de répertorier les vêtements et les équipements de protection individuelle (EPI) à usage agricole disponibles sur le marché français, puis d’analyser leur efficacité lorsque portés par les applicateurs de produits phytopharmaceutiques.

Si les résultats des tests en laboratoire ont montré qu’il existe des EPI disponibles sur le marché apportant un haut niveau de performance, tant à la pénétration qu’à la perméation, l’Anses constate que le port d’EPI n’est pas toujours pratiqué pendant les phases de travail pour lesquelles il constitue pourtant une des conditions de l’autorisation de mise sur le marché des produits utilisés. « Les combinaisons certifiées en tant qu’EPI dont les performances sont bonnes en termes de pénétration et de perméation, présentent, pour la plupart, un niveau de confort jugé comme médiocre, faible ou très faible par les agriculteurs, et ne sont pas adaptés aux contraintes inhérentes à certaines activités » précise l’Agence.

L’Anses recommande notamment de « demander aux fabricants d’EPI d’accompagner la certification CE de leurs équipements par l’ensemble des informations utiles aux utilisateurs sur la performance de leurs équipements en fonction des usages, et sur les bonnes pratiques à respecter concernant l’entretien de ces équipements (lavage, stockage, réutilisation,…) » et que pour chaque produit soumis à autorisation, « le pétitionnaire fournisse des résultats de tests sur les EPI qu’il recommande, réalisés avec son produit et selon les normes harmonisées disponibles, ou justifie une extrapolation à partir de résultats existants avec des produits ayant des caractéristiques similaires. »

Enfin, l’Agence recommande l’adoption de guides de bonnes pratiques par filières dont la diffusion devrait être large.