AGPM : 9 propositions pour développer l’assurance récolte

Selon l’AGPM, « après une année climatique marquée par tous les extrêmes (inondations, records de froid et sécheresse estivale), la culture du maïs se distingue une fois de plus pas sa résilience ». Le rendement national moyen du maïs grain est ainsi estimé à 89 q/ha en 2016, soit à un niveau proche de 2015 (90 q/ha), mais en retrait par rapport à la moyenne des 4 années antérieures. Avec une surface en maïs grain de 1,404 million d’hectares et des transferts vers le fourrage estimés à 25 000 hectares, Arvalis évalue la production de maïs grain 2016 à 12,3 millions de tonnes (contre 13,9 millions de tonnes en 2015).

« Malgré la multiplication des aléas, observée cette année encore, force est de constater que le développement de l’assurance récolte reste limité en 2016 en dépit du lancement du contrat socle dont l’objectif était de faciliter le déploiement de l’outil à un maximum d’agriculteurs » constate cependant l’AGPM qui rappelle que le coût de la couverture de base (30% de franchise) est de l’ordre de 10 €/ha en grandes cultures après versement des subventions.

Dans ce contexte, l’AGPM formule 9 propositions pour que l’assurance récolte, tout en restant facultative, devienne incitative pour les maïsiculteurs :

  1. Réintégrer les volumes indemnisés au cours des 5 dernières années dans le calcul du rendement assuré afin de ne pas pénaliser la référence d’un agriculteur qui serait touché par deux années de sinistres sur les 5 dernières.
  2. Généraliser la possibilité de majorer le rendement assuré de 15 % pour tenir compte du potentiel de production.
  3. Maintenir un taux de subvention de base à 65 % pour tous.
  4. Un paiement de la seule prime nette par l’agriculteur permettant d’éviter l’effet « avance de trésoreries » dans une période où elle sont des plus exsangues.
  5. Simplifier l’accès aux subventions en revenant à une approche par culture et non plus par bloc.
  6. Pour une même espèce, différencier les franchises des cultures irriguées et non irriguées
  7. Mieux valoriser la gestion de l’eau (irrigation, drainage) dans les tarifs d’assurance récolte.
  8. Mieux accompagner les producteurs dans leur déclaration d’aléas tout au long du cycle de culture.
  9. Modifier la base réglementaire à l’échelle européenne en ramenant le seuil de déclenchement et la franchise à 20 % dans un cadre subventionné.